Le balisage latéral

Le balisage latéral ne balise pas à proprement parler un danger, mais plutôt une absence de danger. Il matérialise une zone de navigation exempte de danger : un chenal.

Chenal : cas général

Dans le cas général, un chenal est marqué par des balises qui diffèrent de chaque coté :

  • couleur verte, forme triangulaire, numéros impaires d’un coté
  • couleur rouge, forme cylindrique, numéros paires de l’autre

Généralement, un chenal permet d’accéder à un port et il est fait pour le navigateur ne connaissant pas les lieux. Son « sens normal » sera donc fait pour la navire qui viens du large et se rend vers le port.

Les bouées coniques vertes seront alors laissées à tribord et les bouées cylindriques rouges à bâbord.

Pour le navigateur sortant du port, le balisage sera donc naturellement inversée : bouées rouge à tribord et vertes à bâbord.

Le sens du chenal

Dans le paragraphe ci-dessus, nous disions que le sens du chenal est fait pour un navigateur venant du large et se dirigeant vers le port. Mais il peut arriver que le chenal ne mène pas à un port.

La convention généralement utilisée veux que le sens normal d’un chenal dans ce cas soit le sens horaire pour faire le tour de l’ile, du continent ou de l’obstacle. Mais il n’y a aucune obligation à cela. Pour être certain de ne pas se tromper, il faut donc se référer aux documents nautiques (à jour, celà est préférable).

L’ouvrage 1D du SHOM nous informe que le symbole ci-dessous, porté sur les cartes indique le sens normal du chenal.

Cette situation et ce marquage devrait d’ailleurs être bien connu des navigateur dunkerquois : en effet, le chenal qui longe la cote ne mène pas vers un port. Les cartes du SHOM indique donc le sens normal au niveau de la frontière Belge.

Il n’y a donc pas, comme on peut parfois l’entendre sur les pontons, « d’inversion » du chenal entre Dunkerque et Nieupoort !

Chenal principal et chenal secondaire

Selon la configuration des lieux, il peut exister un chenal principal et le chenal secondaire. Généralement, le chenal secondaire correspond à une passe praticable par les plus petites embarcations.

le balisage peut alors être adapté car certaines marques peuvent alors être considéré comme étant soit babord soit tribord.

Afin de déterminer de quel coté est le chenal principal, il convient de regarder la forme de la balise : elle est faite pour le chenal principal.

Par exemple, une bouée cylindrique rouge avec un trait vert doit être considérée comme étant une balise bâbord pour le chenal principal et tribord pour le chenal secondaire : elle est principalement cylindrique rouge et secondairement verte.

Zone A et Zone B

les règles de balisage sont (presque) internationales. Mais certains ont décidé de n’en faire qu’à leur tête.

Les règles de balisage latéral présentées ci-dessus sont applicables partout dans le monde, sauf en zone B. et en zone B, elle sont très similaire, sauf sur un point : les couleurs sont inversées (mais pas les formes !).

En fait, pour nous marins Dunkerquois, la zone B ne nous concerne pas souvent : il s’agit essentiellement des Amériques (Antilles y compris), du Japon, des Philippines et de la Corée.

pays de la zone B (e rouge)